Historique
C’est par le décret du 8 octobre 1969 que furent institués en Haïti les « Parcs Industriels » définis comme des zones de travail clôturées dotées de facilités propres à leur fonctionnement et situées à proximité des ports et des aéroports. Par un autre décret daté du 16 octobre 1969, le privilège de leur gestion allait être accordé à la Société Nationale d’Equipement (SEN) et leur financement assuré à travers l’Institut de Développement Agricole et Industriel (IDAI).
Pourtant, ce n’est qu’en 1974 que le Parc Industriel Métropolitain se matérialisa, d’abord par la promulgation de la loi du 19 Juillet 1974 et ensuite par la construction des premiers bâtiments.
Un important changement allait survenir au début des années 80 dans la gestion des parcs industriels publics en Haïti par l’établissement légal de la Société Nationale des Parcs Industriels (SONAPI). En effet, le décret du 22 octobre 1981 allait accorder à cet organisme autonome de droit public à caractère industriel et commercial, le droit exclusif d’implanter, d’organiser et de gérer à travers le pays les Parcs Industriels.
Du début de cette décennie jusqu’en 1986, l’économie haïtienne bénéficiera d’une amélioration sensible des infrastructures physiques et de l’ouverture des marchés étrangers aux produits d’exportation haïtiens grâce à des accords commerciaux multilatéraux et bilatéraux, principalement le CBI (Caribbean Basin Initiative). C’est au cours de cette période que l’Office National pour la Promotion des Investissements (ONAPI) de concert avec la SONAPI va mener une vigoureuse campagne de sensibilisation sur les possibilités et les avantages à venir investir en Haïti, principalement dans les industries de sous-traitance au Parc Industriel Métropolitain (PIM).
De 1986 à 2004, période marquée par l’instabilité politique et la violence, la SONAPI allait connaître des moments difficiles qui verront le retrait d’Haïti, de nombre d’investisseurs notamment dans le secteur de l’industrie d’assemblage.
Toutefois, à partir du mois de juillet 2004, de nouvelles mesures, tant sur le plan financier que structurel, allaient être adoptées afin de redresser la SONAPI, alors au bord de la faillite. De plus, une nouvelle politique d’occupation des bâtiments qui doivent loger uniquement des industries d’exportation, grandes consommatrices de main-d’œuvre (300 ouvriers au moins par bâtiment) allait permettre à la SONAPI de mieux jouer son rôle d’outil de développement industriel et de création d’emplois.
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